The Sea Of Broken Vows

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(4.5 sur 5) / Khepra Records
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Rock Progressif

Castanarc, en voilà une (bonne) surprise ! Il y a un peu plus de 30 ans ce groupe anglais sortait un 4eme album, « Little Gods », et puis plus rien ! C’est la vie, des groupes apparaissent et puis disparaissent … Et puis il y a des résurrections … J’avoue que quand j’ai vu l’annonce d’un nouvel album de Castanarc, je me suis demandé s’il s’agissait bien du même groupe dont je me souvenais qu’à l’époque j’avais apprécié la musique distillée dans 4 albums studios. Quelques clics, pas de doutes, Castarnac est de retour ! A dire vrai mon radar (qui reste perfectible) n’avait pas vu la sortie en 2020 d’un « Water From The Well » qui reprend ce qui semble être une compilation d’inédits. Les choses étant relancées, l’idée germe d’un nouvel album et malgré les vicissitudes liées à la pandémie, voici que sort « The Sea Of Broken Vows ». Une première écoute « en diagonale » pour mieux sentir le style musical, et je suis tout de suite agréablement bercé par la très belle musicalité.

Aux manettes on trouve le trio Mark Holiday au chant, David Powell aux claviers, tous deux fondateurs de Castanarc en 1983, et le petit dernier John Spence à la guitare. Pas moins de cinq musiciens viennent compléter le dispositif pour y adjoindre d’autres guitares, basse, batterie, flûte et sax.

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La première piste « A Song Rings Out » commence sagement mais se révèle vite assez exubérante, une sorte d’ode à la joie en mode majeur, très mélodieuse et clairement entrainante. Le plaisir de créer ensemble après tout ce temps ?! Plus en douceur, toujours en mode majeur « Lost Tears » prolonge agréablement cette sorte de jubilation musicale avec ses vocaux nonchalants et son ostinato aux claviers. Encadré par 2 plages plutôt contemplatives (« Full Circle » et « In This World »), « The Ascent Of Man » plus pop/rock à la Supertramp propose un intéressant solo de sax.

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Les mélodies entrainantes s’enchainent, « Walking With Angels », le très poétique « Out Of Time », un «The Waking Of The Earth » très décidé mais plus conventionnel. « Light The Fire » est un calme moment plutôt folk, avec guitare acoustique et flûte celtique. Vient le titre éponyme et pénultième, en mode mineur cette fois, pour un moment d’introspection et de rêverie. Le côté mélancolique perdure dans les premières secondes de « For The Want Of A Nail », et puis tout redémarre pour un final vraiment enjoué.

Ne cherchez ici aucun avant-gardisme ou longs développements symphoniques, par contre vous trouverez dans cet album un neo-prog lumineux, tout en délicatesse et qui me rappelle les meilleurs moments de Barclay James Harvest, sans oublier Pendragon ou Pallas. Très belle production, portée par des musiciens dont le plaisir à réaliser cet album est évident. « The Sea Of Broken Vows » dégage une véritable énergie positive(*). Welcome back Sirs!

(*) C’était déjà le cas dans les albums des années 80 que pouvez (devez ?) découvrir ou redécouvrir.

Formation du groupe

Mark Holiday : Chant - John Spence : Guitare, percussions - David Powell : Claviers, chœurs - Avec : - Neil Duty : Guitare - Pat Mount . Guitare - Pete Robinson : Basse - Charlie Morgan : Batterie - Angela Gordon : Flute, low whistle - Steve Beighton : Saxophone

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