The Grey Line

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(4 sur 5) / ZANG Records
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Métal Progressif Rock Progressif

Premier véritable album, « The Grey Line », pour Atravan groupe iranien, fondé en 2010. Une formation qui puise ses influences, pour le métal progressif, du côté d’Opeth, mais il y injecte aussi des atmosphères planantes et un versant alternatif qui lorgne en direction de Biffy Clyro.

Une courte introduction instrumentale, « The Pendulum » pose les jalons de la musique d’Atravan, elle sera ambiante, mais puissante, les synthés majestueux et une guitare qui sonne de manière psychédélique fournissent le tempo à une section rythmique percutante, tous cela me met l’eau à la bouche.

A un rythme effréné déboule « The Perfect Stranger », lyriquement Masoud Alishahi, met le paquet avec un chant puissant et mélodique. Un changement de rythme au milieu du titre fait basculer celui-ci, plutôt lourd jusqu’à présent, dans une partie atmosphérique à l’ambiance floydienne, pour enfin finir d’une manière plus musclée. J’en reprendrai bien une louche, bougez pas arrive « My Wrecked House ». Démarrage calme, mais pesant, le climat est épais, la guitare et les synthés se perdent à travers de sublimes arrangements, la batterie mène un train d’enfer, en bref, un vrai métal progressif comme je les aime.

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Les synthés introduisent « Vertigo » tel un kaléidoscope mélodique et atmosphérique, une progression tout en tension étreint la mélodie pendant deux minutes. Un chant passionné, des percussions inventives et un solo de synthé énergique entrent alors en jeu, le thème musical prend à partir de là de l’intensité et maintient un bon équilibre entre les sections plus lumineuses et celles plus sombres. « Dancing On A Wire » est une mélodie délicate sur laquelle Marjan Modarres, la claviériste, fait jaillir toutes sortes de sons de son synthétiseur. Une composition lente et magnifique qui met en valeur le savoir faire des musiciens.  

Sur un thème délicat et léger, l’éponyme « The Grey Line » est introduit par un chant incantatoire qui précède la guitare basse, puis progressivement se met en place forte et oppressante la guitare électrique. Le titre entre à ce moment là dans une atmosphère lente et lourde, la composition est ambitieuse (9 :12minutes) est rend justice à une acuité mélodique qui vise la perfection. La dernière plage « Uncertain Future » est un instrumental. Dans le style Floyd fluide/planant, il a un joli thème qui comporte plusieurs lignes de développements.

Un constat évident, chaque piste est d’un très bon niveau, c’est un album très agréable qui plaira à la fois aux amateurs de prog/metal et de rock progressif.

Formation du groupe

Masoud Alishahi : Chant - Dianati Shayan : Guitares - Arwin Iranpour : Basse - Marjan Modarres : Piano, Claviers - Shahin Fadaei : Batterie - Avec : Pedram Niknafs : Voix (2, 4)

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