Arjen Anthony Lucassen (Ayeron, Star One, Guilt Machine…) sort en ce mois de septembre son nouvel et troisième album solo, intitulé ‘Songs No One Will Hear’. Un concept album avec le thème suivant : ‘Que feraient les gens s’il ne leur restait que cinq mois à vivre à cause d’un impact d’astéroïde ?‘ Il comprend huit tires qui retracent : ‘la bande-son des derniers jours de l’humanité où chaos, humour et émotions brutes se rencontrent !’. L’album profite d’une narration de Mike Mills, ainsi que la participation d’artistes de renom tels que : Irene and Floor Jansen, Robert Soeterboek, Marcela Bovio, Patty Gurdy et bien d’autres, que je vous invite à découvrir en fin de chronique.
L’album s’ouvre sur « The Clock Ticks Down », l’un des moments forts de l’album, où la musique contient toutes les caractéristiques propres au musicien, c’est hyper mélodique avec ce qu’il faut de prog et un soupçon de parties vigoureuses à la guitare, le tout soutenant le duo vocal Irene Jansen/ Arjen. L’énergique « Goddamn Conspiracy » s’envole, à la manière de Jethro Tull, avec la flute de Jeroen Goossens et marque le retour d’Arjen dans un registre prog metal.
L’atmosphère est plus lourde pour « The Universe Has Other Plans », le violon accentuant le caractère mélancolique de la musique, on espère que le morceau explose, mais celui-ci ne prend jamais son envol, mais au fond cette retenue contribue à l’excellence de la composition. Une pépite beatlessienne, « Shaggathon » nous conduit agréablement vers « We’ll Never Know », la première ballade de l’album nous offre une fois de plus une musique lente et progressive avec au chant le duo Floor Jansen/Arjen; un véritable bijou.
Avec ses accroches astucieuses et agréables à l’oreille, ainsi qu’un rythme entraînant qui donne vraiment envie de taper du pied, « Dr. Slumber’s Blue Bus » révèle la deuxième facette musicale d’Arjen, celle d’un compositeur talentueux capable d’écrire des mélodies tubesques à reprendre en chœur, mais reste néanmoins l’un des morceaux les plus forts de l’album. Le tendre et court « Just Not Today » fait son incursion dans des paysages bucoliques où le chant d’Arjen nous enveloppe d’une douceur bienveillante.
« Our Final Song », long de plus de 14 minutes, est à mon avis le titre le plus marquant de ‘Songs No One Will Hear’, un véritable brulot prog et l’une des créations les plus complexes de l’album. Une composition subdivisée en plusieurs segments, changeant soudainement de tonalité et de mélodie, donnant l’impression d’un morceau complètement différent à chaque rupture. Une façon tout simplement fantastique de conclure cet album.
Ce qui m’a impressionné sur la majeure partie de ‘Songs No One Will Hear’, c’est la grande variété musicale qu’Arjen Anthony Lucassen parvient à insuffler à ses compositions. Même si j’aurais préféré un peu plus d’originalité ou une vraie rupture avec son univers musical, (comme l’a fait Steven Wilson pour son dernier opus), ‘Songs No One Will Hear’ est un album extrêmement abouti mêlant des moments d’une beauté féroce aux riffs percutants à des mélodies addictives et vibrantes.
Formation du groupe
Irene Jansen : Chant principal et chœurs - Koen Herfst : Batterie - Joost van den Broek : Orgue Hammond - Ben Mathot : Violon - Jeroen Goossens : Flûte - Jurriaan Westerveld : Violoncelle - Arjen Anthony Lucassen : Chant principal, tous les autres instruments - Narration écrite et interprétée par Micheal Mills - Invités : Floor Jansen - Chant sur "We'll Never Know" - Robert Soeterboek - Chant sur "Our Final Song" - Marcela Bovio - Chant sur "Our Final Song" - Patty Gurdy - Vielle à roue sur "Our Weary Soldier"
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