Paragon Circus

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(3.8 sur 5) / Autoproduction
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Métal Progressif Rock Progressif

Un groupe de l’hexagone et de la région bordelaise qui plus est, région cher à mon cœur et mes (lointaines) origines basques. Au-delà de l’éternel débat que nous pouvons avoir sur le pain au chocolat et la chocolatine penchons-nous plus sérieusement sur la première mouture d’Altesia et voyons voir ce que Paragon Circus renferme sous le capot.

Cela démarre par « Pandora » c’est tendre et feutré avec cette guitare acoustique et clavier rejoint plus tard par le chant et les chœurs en voix de tête. Une invitation à  continuer notre écoute sur « Reminiscence » qui s’enchaîne dans une longue et ténébreuse introduction piano et guitare ponctuée par une basse énergique et une partie clavier sonnant comme le Deep Purple de ‘Smoke on the Water’, une batterie qui marque toute les nuances et les breaks avec subtilité, ensuite tout se déroule avec un mélange de cocote guitare funk et saxophone jazz fusion. L’intermède est de courte durée puisque nous replongeons au final et avec plaisir dans du métal progressif. «Amidst the smoke» ou la voix de tête de Clément se glisse dans les moindres interstices des tempos calmes. En tout cas c’est mon petit titre adoré. Les claviers et guitares vous envoient des flèches sonores qui titillent mes tympans.

Le titre suivant « The prison child » se révèle être un morceau qui cache bien son style. Pourquoi me direz-vous ? Et bien il n’y a pas un style mais des styles qui s’entrecroisent pour une écoute agréable, force est de le reconnaître. L’apport du violon est un exemple de belle trouvaille. « Hex reverse » démarre sur une jolie voix ponctuée en mesure par un piano, l’arbre qui cache la forêt, la suite est plus métal, un chouette métal mélodieux et bien tenu (grognement compris). Nous  terminons notre écoute sur le titre le plus long de l’opus « Cassandra’s prophecy ». Avec ses plus de 17 minutes au compteur je peux vous assurer que vous allez goûter à de multiples couleurs progressives. En effet nous pouvons imaginer le découpage par tranche d’un tiers, chaque tiers abrite des nuances, une rythmique et un tempo différent.

En conclusion, des petits détails à peaufiner comme par exemple les chœurs qui pourraient être pris par un autre grain de voix, histoire de donner plus de profondeur et d’épaisseur au chant, ou certains éléments instrumentaux qui pourraient être plus en avant lors du mixage. Bon je pinaille, je sais, mais une chose est sûre c’est qu’il y a du talent, une belle écriture, de très bon musiciens qui s’expriment avec délicatesse et force de conviction. Nous avons un premier album bien léché qui regorge de très bonnes idées et des compositions séduisantes. Un prochain album est attendu de pied ferme si le temps de le mûrir est possible et que la cohésion de groupe s’installe définitivement. Une galette fort séduisante que je recommande vivement.

Formation du groupe

Clément Darrieu - Chant, Chœur, guitare acoustique et rythmique / Alexis "Idler" Casanova – guitare Lead et rythmique / Antoine Pirog – Basse / Yann Ménage – Batterie / Henri Bordillon – claviers / Invités : Julien Deforges – saxophone sur 'Reminiscence' / Thibault Malon – violon sur 'The prison child' et ͚'Cassandra's prophecy' / Esteban Sainz – grognement (growl) sur 'Hex reverse' et 'Cassandra's prophecy'

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