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Anaïd – I Have A Dream

ParGabriel 9 août 2019Aucun commentaire
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Anaïd

 / I Have A Dream


(4/5)
Label: Les Voyages d'Anaïd   
Genres:  CanterburyCrossover ProgRockRock ProgressifRock Psychédélique

Formation:  Jean Max Delva / Batterie, Percussions, Vibraphone ---- Emmanuelle Lionet / Chant, Claviers ---- Alexis Delva / Guitares ---- Damien Thebaud / Claviers

  • 1. White Nature
  • 2. I Have A Dream
  • 3. Ikebana
  • 4. Sweet Mémories
  • 5. Imbahé
  • 6. Migration
  • 7. Papaye
  • 8. *****Bonus*****

C’est avec plaisir et délectation que j’ai introduit dans ma platine le C.D. « I Have A Dream » d’Anaïd. Il faut dire que ce groupe cultive une belle particularité, le chant est sans texte, improvisé sur un langage inventé. Il est difficile de classer la musique que produit Anaïd, progressif, oui surement, mais pas de manière réductrice, la porte reste ouverte et permet d’aborder nombre de styles différents.

« I Have A Dream » c’est tout un programme, mais d’abord c’est le nom donné au discours prononcé le 28 août 1963 par le pasteur et militant américain Martin Luther King. Le groupe tiendra-t-il la promesse présente dans son titre ?

« White Nature » ouvre l’album sur des arpèges limpides, vaporeux, empreints de quelques émanations Floydiennes, romantique et fortement émotionnelle la mélodie est intense elle nous plonge instantanément dans une ambiance forte et proche des œuvres de Robert Wyatt (ex Soft Machine). Le chant d’ Emmanuelle Lionet donne ce petit plus qui nous plonge d’entrée dans une atmosphère à la profondeur mélancolique exacerbant le côté fragile et déchirant de la composition. Le morceau éponyme « I Have A Dream » est absolument bouleversant et d’une incroyable force, l’enrobage est plus électrique et tient les promesses exprimées dans son titre. La composition est finement ciselée et rien d’étonnant avec un tel leitmotiv que de chavirer dans l’univers intime et poétique d’Anaïd. Recherches stylistiques et sonores asiatiques pour « Ikebana » (l’art de faire vivre les fleurs) mélopée gaie et sautillante soutenue par des percussions omniprésentes où les sons sont volontairement choisis pour provoquer la télétransportation.

Un charisme sans faille pour la reprise de « Sweet Mémories » de Robert Wyatt et Hugh Hopper, un titre superbement interprété par Robert, mais qui sied parfaitement au registre vocal d’Emmanuelle. La formation fait sienne cette composition et produit un cover original qui permet à l’auditeur de s’abandonner totalement sur les lignes légères de cette superbe mélodie. La capacité du groupe à nous faire basculer d’un univers musical à l’autre est bluffante, après l’Asie d’« Ikebana » voici l’Afrique et « Imbahé ». Celui-ci nous propose quelques belles montées en puissance mêlant rock et envolées ethniques qui tranchent nettement avec l’atmosphère générale de l’album. Dans un registre beaucoup plus travaillé et proche des standards du progressif « Migration » , véritable croisement musical où l’on retrouve le style désormais typique d’Anaïd, lyrique et complexe, peut-être le titre qui a le moins retenue mon attention. Le dépaysant et léger « Papaye » clôt l’opus en abordant une face folk-rock/jazzy, menée de bout en bout par les guitares acoustiques.

Il est certain que « I Have A Dream » ne laissera personne indifférent et laisse le rêve à portée de main à qui veut bien s’introduire dans l’univers atypique d’Anaïd !

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Genres:
  CanterburyCrossover ProgRockRock ProgressifRock Psychédélique
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 Gabriel

  (535 Critiques)

C’est en 1971 après avoir écouté Aqualung le quatrième album studio du groupe de rock Jethro Tull, que j’ai découvert le rock progressif. Ce fut une révélation et depuis je n'ai cessé d'écouter et d'apprécier ce style musical. Partager ma passion à partir de ce site m’a semblé comme une évidence. Il va me permettre de vous tenir au courant de mes coups de cœur et découvertes, pour la plupart récentes, sans renier toutefois les albums des groupes plus anciens qui ont marqué ces cinquante dernières années.

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