Guilty Pleasures

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(4.1 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif Rock Symphonique

Ne vous laissez pas impressionner par la rudesse apparente de l’appellation du groupe dont je vais vous parler dans ces lignes, Tollheit signifiant folie en allemand. En fait de groupe, il s’agit du projet musical de Robert Doucette, multi-instrumentiste et compositeur américain, basé à Phoenix et au patronyme bien français. J’avoue n’avoir jamais entendu parler de cet artiste et de sa production déjà conséquente bien que récente puisque débutée en 2020. Guilty Pleasures dont il est ici question constitue le huitième album de la série. Côté musique, nous avons ici affaire à un prog symphonique, qui m’évoque parfois le Willowglass britannique.

« Cosmic Opus » plonge d’emblée dans le prog symphonique à l’anglaise avec son agréable mélodie et son caractère pastoral. Le ton prend ensuite un caractère plus grandiose sous la luxuriance des claviers. Très belle entrée en matière ! « Left Hand », en 2 parties disjointes, en seconde et avant-dernière position respectivement, sont de courts intermèdes instrumentaux basés sur une mélodie jouée d’abord avec délicatesse au piano dans un caractère enfantin, reprise à la guitare électrique pour la deuxième partie.

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« Third Time’s A Charm » revient aux accents grandioses du début : un néo-prog puissant façon Asia. Dans « Golden Hour Magic » le piano solo nous offre une mélodie mélancolique, joliment enluminée de traits rapides, arpèges, accords brisés et autres effets pianistiques aériens. Un seul petit reproche : le tissu harmonique reste bien sage … On enchaine sur «  Ship Of Theseus », qui semble s’appuyer sur l’expérience de pensée éponyme consistant à imaginer un bateau dont on remplace progressivement toutes les pièces. Se pose alors l’intéressant de question de déterminer si c’est toujours le même bateau ou bien un autre … Côté musique nous obtenons une pièce énergique et déclamatoire, dans un style qui mêle Asia et Kansas.

« Crystal Ball Fairytales », tout aussi énergique, nous offre d’abord une très belle intro à la guitare acoustique qui évolue sur une descente chromatique, avant de lancer un développement syncopé plutôt funky. Un trait véloce et un brin humoristique au clavier provoque un changement d’ambiance pour un nouveau développement dans un rock plus conventionnel.

Nous avons déjà évoqué l’intermède « Left Hand Path » dont la 2ème partie conduit au final, « Homecoming ». Ce dernier est un long instrumental dont les traits musicaux, essentiellement à la guitare, prennent une belle coloration celtique. A la toute fin, il me semble entendre un court instant le thème majestueux de « Cosmic Opus ».

Ma foi, coupable ou pas, j’ai pris grand plaisir à découvrir et à écouter Guilty Pleasures (*) et ses morceaux bien architecturés. Il me reste à découvrir les autres productions de Richard Doucette / Tollheit, qui œuvre ici dans un excellent prog aux accents symphoniques et rempli de claviers luxuriants, sans oublier les guitares également très présentes.

(*) https://tollheit.bandcamp.com/album/guilty-pleasures

Formation du groupe

Musique et paroles de Robert Doucette

🌍 Visiter le site de Tollheit →

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