Ophelian Fields

Par

(4.5 sur 5) / LION MUSIC
Categories
Métal Progressif Néo Progressif Rock Progressif

J’ai Découvert le groupe Seyminhol en 2015 avec The Wayward Son , une adaptation de la tragédie de Hamlet de William Shakespeare. Son dernier opus « Ophelian Fields » est lui aussi basé sur la même pièce mais avec une nouvelle orientation qui s’appuie sur le personnage d’Ophélie, égérie d’Hamlet.

Il est toujours aussi agréable de se plonger dans l’univers de Seyminhol, ce nouveau concept contient des moments très réussis qui le rendent hyper attachant. Voyons par le détail : Une intro acoustique, « Intro: Appetite » à la guitare où les voix féminines et masculines s’entremêlent, mélodie surprenante, en trompe l’œil pour un joli faux départ, car c’est avec « Act II, scene 2: My Soul’s Idol » que les choses sérieuses commencent. L’album décolle véritablement avec cette composition, les gros riffs sont bien présents, la voix de Kevin Kazek apportant un plus indéniable à l’ensemble, un titre riche pourvu de nombreux breaks ingénieux, qui me ravi à chaque nouvelle écoute. Le très orchestral et surprenant  « Interlude : Nymphaux » passe le relais au métal-progressif « Act III, scene 1: Hidden Desire » qui prodigue une ambiance sombre et menaçante, la poudre parle et les joutes instrumentales se succèdent de manière bluffante. Baisse de régime pour « Act III, scene 2: Behind the Mask » moins speed, mais plus complexe, dans la veine musicale de ce que produit Arjen Anthony Lucassen, une musique riche et progressive.

Efficace et surprenant « Act IV, scene V: Her Majesty of Flowers » touche ma fibre mélodique sensible, le chant est doté d’un refrain de haute volée le tout soutenu par des riffs heavy alambiqués. L’énergie est là pour « Part 1: The Devil takes thy Soul » qui offre un rythme endiablé, mais qui me laisse un peu sur ma faim. Soutenu par un tempo enlevé « Part 2: Crown of Thorns » , entrecoupé de passages théâtraux, trace son chemin entre technique et mélodie peaufinée. Le ténébreux « Part 3: After » vous entraînera au plus profond de ses abysses, un morceau au tempo lent où les grosses guitares se taillent la part du lion. Seyminhol sait aussi composer dans un registre plus calme, la preuve avec « Outro: the River Lamentations » qui clôt l’opus, atmosphère légère sur mélodie limpide, imparable !

Avec ce « Ophelian Fields » du plus bel effet, tant au niveau des textes que de la musique, Seyminhol signe un album ample et ambitieux !

Formation du groupe

Kevin Kazek : chant, -- Nicolas Pélissier : guitariste,clavier, --- Vianney Habert : basse, --- Thomas Das Neves : batterie

🌍 Visiter le site de Seyminhol →

Partager cette critique

👇 Recommandé pour vous

METALLIA

Par OH. (Olivia Hadjiioannou)

4.5 sur 5

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *