Rox

Par

(4.5 sur 5) / Autoproduction
Categories
Métal Progressif Rock Progressif

Mihrax ? ROX ? qu’est-ce donc ? Et bien en ce qui me concerne tout simplement la découverte d’un groupe allemand et de son deuxième album, et une bien belle surprise au bout du compte ! Groupe allemand et même berlinois, fondé en 2016 par Tobias Graef, claviériste et compositeur. Après l’album éponyme de 2019, le line-up s’étoffe et c’est un quintette qui nous offre aujourd’hui ROX, composé, outre Tobias Graef déjà cité, de Boris Elfert (voix), Thomas Graef (basse), Andreas Wittwer (batterie), et de Thorsten Schlüter (guitare).

S’il fallait une carte de visite musicale au groupe, « Black Star » en constituerait assurément une bien belle ! La batterie initie le rythme à 4 temps et un synthé vintage prend le relai. Quelques paroles, et puis ça y est, ça démarre de la plus belle des manières. Une agréable mélodie en mode majeure vient vous réjouir les oreilles. Notez le superbe motif de guitare vers 3’, dont le son et le style employés me font penser à … Dan ar Braz ! Vers 4’30, la guitare a capella nous amène vers un nouveau territoire musical un peu plus sombre, peuplé de ces excellents interludes à la guitare. Retour aux tonalités majeures vers 7’30 et à la guitare dans le style du Grand Dan. Voilà un très bon morceau d’ouverture !

Mais tout a pas été dit, loin s’en faut. Place au puissant et sévère « Intoxication », un peu dans le style Arena. « What You Gonna Do? » débute sur de longues tenues de synthé puis une ébauche de mélodie. La basse lance alors son ostinato mi-rapide, et fixe la base harmonique sur laquelle la musique et le chant se mettent peu en peu en place. A part quelques ruptures laissant place à de lourds riffs de guitare, le morceau se déroule assez linéairement sous la ligne directrice de la basse.

image

« Unknown Yet », nettement plus court que ses prédécesseurs et moins ambitieux, nous offre une ballade acoustique permettant de libérer la tension accumulée. « Stench » aborde un style hard rock que je qualifierais de classique. Quelques sons de flûte et le piano viennent animer un pont instrumental rêveur et bucolique, avant de laisser le hard rock reprendre toute sa place.

Sur « Hang It Up! », le titre en forme d’interjection se traduit par un rythme nerveux et syncopé. Les notes du clavier tentent en permanence d’échapper aux riffs rageurs et survoltés de la guitare. Un bel instrumental ! « Stuck In A Maze » décrit cette situation peu enviable par une alternance de passages hard rock et de courts épisodes calmes et mélodiques. L’un de ces passages (vers 5’40) nous offre même une atmosphère jazzy. La coda, proprement épique, nous gratifie même de quelques septièmes majeures lumineuses. Mais c’est une guitare lourde à la Deep Purple qui aura le mot de la fin.

Pour terminer, voici l’étrange « If The Music Dies » avec guitare acoustique, mellotron, chœurs masculins, incertitude rythmique, et une allure proche de Gentle Giant quand ce n’est pas de Jethro Tull. Superbe ! Ce final tranche assez nettement avec le reste de l’album, globalement neo-prog. Une nouvelle piste à explorer sur de futurs albums ?

Je vous engage vivement à découvrir ROX (*) si ce n’est déjà fait. Mihrax y développe un neo-prog à l’allemande, un peu dans la lignée de Martigan pour citer un nom. Le groupe assume un rock progressif mélodique souvent puissant, tout à fait inventif et sacrément prometteur !

(*) https://mihrax.bandcamp.com/album/rox

Formation du groupe

Boris Elfert : chant, guitare - Thomas Graef : basse - Tobias Graef : claviers - Andreas Wittwer : batterie - Thorsten Schlüter : guitare solo

🌍 Visiter le site de Mihrax →

Partager cette critique

👇 Recommandé pour vous

Album du mois

Parasomnia

Par Dream Theater

4.5 sur 5

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *