Feathers and Greed

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(5 sur 5) / Autoproduction
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Folk Rock Rock Progressif Soft Rock

Premier album éponyme pour Feathers and Greed un groupe de Hanovre (Allemagne). La particularité de la formation est d’intégrer avec les instruments habituellement classiques pour le rock, toutes sortes de percussions (Djembé, Darbuka, cymbales, shaker) et un violoncelle.

L’on pourrait décrire la musique de Feathers and Greed, comme du ‘Folk Psychédélique/prog’. Chaque piste suit en fait un modèle relativement reconnaissable. En règle générale, une courte intro instrumentale, des couplets et des refrains répétés, suivi d’une évolution instrumentale plus longue aboutissant à la phase finale. C’est une construction qui sert formidablement le groupe, en grande partie grâce aux mélodies fortes et à la superbe musicalité des compositions. Au jeu des références, leur musique pourrait s’apparenter au travail de Jerry Garcia en solo (Reflections 1976) ou le folk de Fairport Convention (Liege & Lief 1969) et pour l’ambiance Prog/psychédélique à des titres comme le ‘Alan’s Psychedelic Breakfast’ (Atom Heart Mother 1970) ou le ‘Seamus’ (Meddle 1971) du Pink Floyd.

Une guitare acoustique douce et des touches orchestrales psychédéliques jettent les bases de l’instrumental « Tiny Creek ». L’ambiance est maintenue sur le deuxième titre « Sharing Is Caring » avec l’intervention d’un violoncelle lyrique et de sobres percussions, le tout recouvert de riches guitares acoustiques et des chœurs harmonieux. A écouter au coin du feu « Waste Of Time », pourrait lui, sans difficulté, faire parti du répertoire de Barclay James Harvest, mélodie tirée au cordeau, chœurs majestueux et refrain imparable. Plus aventureux, déjà dans la longueur, avec  7:47 minutes au compteur, « Winding Stair » affiche une longue progression tamisée où les percussions tiennent la place principale. .

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La prestation vocale de « Angry » assurée et mesurée ajoute une dimension majestueuse à cette ballade, toute simple, mais chaleureuse. « Help! » se développe sur un refrain puissant avec un chant vibrant, une ligne de guitare lancinante répétée, dépouillée mais convaincante. « Fuck You (IWDWYTM) » enchaîne sur des percussions explosives et des accords de guitare rythmés. Un intermède mélodique à la guitare offre un bref moment de tranquillité, avant un final cadencé, mais fort, plein de puissance et de dynamique. L’on termine le tour du propriétaire avec « Galaxies I », les effets de cordes et les voix en phase établissent un tempo décontracté qui bénéficie de percussions méticuleuses tout du long. Le chant est ici plus langoureux, et les soli de guitare mélodiques, quoique courts, ajoute à l’atmosphère prenante de cette plage.

Établir des comparaisons, comme je l’ai fait précédemment, avec d’autres groupes est difficile et serait immanquablement illusoire. Il y a des similitudes avec d’autres formations, mais Feathers and Greed a un son bien à lui et bénéficie d’une forte personnalité, très prometteuse pour l’avenir. L’album est tapissé de belles mélodies imprégnées d’émanations spirituelles fortes, pour toutes ces raisons, les huit compositions méritent une (votre) attention toute particulière !

Formation du groupe

Jacob Jordan : Violoncelle - Luca-Yannik Gierth : Chant, Guitare rythmique - Lukas Hagemann : Percussion, Chant - Marek Feddern : Guitare Lead, Chant - René Kretschmer : Percussion - Avec : Claviers sur 'Waste Of Time' : Ole Backhaus - Autres percussions : Matthias Bodensteiner

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