The Island

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(3.3 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif

Echorec est une somptueuse marque de pédalier que de nombreux gratteux et gratteuses doivent sûrement connaître. Mais loin de moi l’idée de faire l’éloge de ce produit car cet espace n’est pas dédié à ce genre de fantaisie. Non je préfère vous faire part du groupe Anglais Echorec et de l’album The Island.

Chose incroyable c’est en premier lieu le graphisme simplissime de la pochette qui m’a forcé à aller plus loin. Pourquoi faire une pochette si épurée, que se cache-t-il derrière tout çà ? Eh bien ! Le tout premier album d’un groupe qui nous balance en pâture un rock progressif dans un style bien à eux avec des couleurs tendances années 70.

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La très courte introduction piano de « Calling of the maters » s’enchaîne sur « Safe At Home » bien structuré avec une voix d’une apparente fragilité et des musiciens qui avec maîtrise, l’air de rien, font du vieux avec du neuf. Tout simplement génial comme ce titre vous attrape. On poursuit avec « The Island » et « Winds of time » ou la nonchalance musicale est à l’honneur. Des voix divinement bien doublées et une tendance psyché qui pointe son nez par moments.

Avec « Darling, I » vous traversez des couches musicales variées. Là aussi c’est diablement efficace et, sans vous mentir, c’est mon petit coup de cœur de l’album. Quand se pointe « Flown The Nest », un morceau quasi similaire au précédent. Il y a même une petite pointe Jazzy qui fait son apparition mais le titre est nettement moins accrocheur. En revanche ne vous laissez pas emporter par la tristesse de « Season Change » qui est un peu là pour vous broyer si vous avez un moment de blues, il reste néanmoins un formidable tremplin pour le titre final « The Lamb Returns ». Là croyez moi c’est 17 minutes formidables de technique, d’ingéniosité, de constructions d’accords et d’instrumentations diverses…Bref de l’excellent progressif qui ravira tout les amateurs du genre.

Je peux vous affirmer qu’il y a énormément de références culturelles à de nombreux groupes des années 70. Comme je me refuse à vous faciliter la tâche et à vous balancer des noms, je préfère que vous fassiez la découverte par vous-même. En tout cas pour ce premier disque on ne peut que constater qu’il ne souffre pas trop des maladresses des « premières fois » et cela s’annonce très prometteur pour le futur. Echorec doit encore gagner en maturité, mais juste un chouïa, car ils sont si jeunes et pourtant déjà si talentueux que l’on doit se préparer à se prendre une grosse claque pour le prochain opus !

Formation du groupe

Julian Kirk - Chant, Guitares, Claviers - Brad McGinty - Basse, Chœurs - Jake Aubrey - Batterie & Percussion - Invités : Douglas Joshua (7)

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