Out of the Gate

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(4.3 sur 5) / AMS - AMS330CD
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Rock Progressif

Alessandro Corvaglia c’est The Voice de quelques-uns des grands du rock du progressif italien. Ainsi il est le chanteur attitré de La Maschera de Cera et apparaît dans différents albums, comme par exemple d’Höstsonaten et de Delirium. Et si d’aventure vous ne connaissez pas sa voix charismatique et inimitable, son premier album, « Out Of The Gate », sera l’occasion de découvrir un musicien tout à fait passionné et passionnant !

Avec « Promised land » la tragédie de migrants disparus en mer inspire à Alessandro Corvaglia une entame puissante avec un passage central instrumental de belle facture. Sur les 10 pistes, 4 sont plus courtes et instrumentales, et constituent autant d’intermèdes musicaux – plutôt sombre pour « The Night Of The Eyes », mélancolique pour « … And The Lady Came In », franchement dansant pour « A Deed Within A Dream » (avec son thème mi-populaire / mi-classique), calme et serein pour « 12 Towers ». Pour ces 2 derniers c’est Gordon Giltrap qui tient la guitare. Beaucoup de charme et de délicatesse dans ces miniatures.

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Le puissant « Preaching on Line » débute avec une belle intro aux guitares, d‘abord sur des sonorités saturées, puis avec une guitare rythmique qui se superpose, avant de lancer un thème grandiose au synthé. Un bon mélange prog rock / heavy rock directement venu des années 70. Dans la même veine, « White Ghosts » avec son thème particulièrement chantant et sa basse affirmée me fait penser au Saga des débuts. A noter au milieu un court passage élégiaque, hors du temps, de belle facture.

Musique contemplative et chœurs aériens, tonalité majeur affirmée, « Vision » nous garde dans les hauteurs. Joli contraste entre la musique et la voix mi-grave d’Alessandro, qui finit elle aussi par prendre de l’altitude, avant une fin avec des effets pianistiques syncopés.

Moment musical plus intimiste, « Where Have I Been? » débute par un chant simple sur un accompagnement à l’orgue, avant que flûte, basse et guitare acoustique ne viennent densifier le son. Très beau moment d’émotion. La musique et les vocaux vont crescendo et tout s’arrête sans crier gare, comme si finalement il n’y avait pas de réponse à la question que pose le titre de la piste.

La piste finale avec ses 12’ est le point d’orgue de l’album. « Out Of The Gate » démarre dans la même tonalité et quasiment avec le même thème que « Where I Have Been?». Un mid-tempo et des sonorités bien affirmées donnent une impression de force et de détermination. Au tiers du morceau, claviers et voix prennent une tournure plus rêveuse, avant une fin grandiose avec ses chœurs mellotronesques et une guitare acerbe.

De nombreux musiciens (dont une large proportion d’italiens) participent à cet « Out Of The Gate », dignes représentants de groupes tels que Finisterre, Höstsonaten, Delirium, Coscienza di Zeno … Le chant en anglais et le timbre de voix à la Fish d’Alesandro Corvaglia donnent parfois un certain côté Marillion à la musique. A mi-chemin entre neo-prog et rock progressif italien, ce premier album est un superbe moment musical !

Formation du groupe

Alessandro Corvaglia (Délirium, La Maschera di Cera, Höstsonaten) - Avec : Martin Grice (Délirium) - Andrea Orlando (Finisterre, Höstsonaten, La Coscienza di Zeno) - Mark Cunningham (Pascal Comelade) - Mattella Arganèse - Daniele Sollo (Höstsonaten) - Stefano Avigliana, - Emanuele Telli, - Dariush Hakim, - Ettore Mazzarini, - Massimo Moscatelli (Il Giardino Onirico) - Philippe Bagnoli - Maurizio Fiaschi - Mauro Sabbione - Matteo Nahum (Höstsonaten) - Raphaëlle Izzo - Césaréo - Gordon Giltrap

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