Après la Colline

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(4.25 sur 5) / Autoproduction
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Jazz-Rock Rock Progressif

Il aura fallu pratiquement dix ans afin que ce concrétise le projet de Laurent Terrié, le maître d’œuvre du groupe Traces D’Illusions, pour que nous parvienne ce deuxième album « Après la Colline » . La musique uniquement instrumentale développée par le groupe n’est pas seulement progressive mais aborde aussi le jazz-rock, le rock-symphonique, le néo-prog et bien d’autres genres.

Si j’osais la comparaison je situerais Traces D’Illusions et leur album « Après la Colline » entre le Soft Machine de ‘Seven’ et celui de l’éthique musicale du Craig Armstrong de ‘It’s Nearly Tomorrow’, tant leur musique et les ambiances évoquées rappellent ce grand groupe et cet excellent compositeur. La différence essentielle c’est le côté jazz prog débridé qui est insufflé tout le long des sept pistes et qui donne à chacune d’entre elles ce petit air de ‘Hatfield and the North’, le groupe Anglais de l’école de Canterbury des années 70, le chant en moins.

L’album est divisé en deux partie ‘Face Jour’ et ‘Album du Soir’ pour des raisons d’ambiances et de climats musicaux. Dés le premier titre « Face Jour – Apprendre » la maîtrise technique de Traces D’Illusions est évidente et dégage la marque de fabrique du groupe, une musique légère comme le vent où il est bon de se laisser emporter. Les mélodies s’enchaînent avec une parfaite harmonie et voici « Phare des poulains » et sa remarquable fluidité, une sorte de quiétude émane de ce titre, vraiment proche des compositions de Camel, une belle référence. Les morceaux plus offensifs sont aussi présents « Absence de vision »  est de ceux-ci, une pièce en trois parties de prés de 10 minutes, qui se fait tour à tour d’une violence inflexible et parfois reste empreinte de mélancolie. On navigue dans « Après la Colline » de manière très aérienne et imprévisible puisque après la tornade s’ensuit « Album du soir – Après la colline » tout en retenue, d’une justesse et d’une beauté diaphane. Puis arrive mon titre préféré « Un monde meilleur » qui frôle la perfection, qui swingue en diable, les interventions à la flûte rappelant le Ian Anderson de Jethro Tull. « Infinie bienveillance » poursuit le chemin tracé et expose le côté cinématique du groupe, un mixage entre jazz-rock et progressif, le titre est littéralement accaparant et hypnotisant, prenant sur le final une ampleur monumentale. « Première neige » clôt l’opus, élégant, mélancolique et feutré, tout en proposant quelques rasades énergiques, l’ensemble est survolé par un saxophone nuancé et discret

« Après la Colline » demande plusieurs écoutes pour découvrir toute les richesses qu’il recèle, il s’en dégage alors une atmosphère unique, que je vous laisse à votre tour découvrir !

Formation du groupe

Laurent Terrié: flutes, piano --- Alain Clodet: saxophone --- Nico Aneme: saxophones --- Frederic Boivin: piano --- Stephane Coubray: claviers --- Alex Breard: guitares --- Yann Lambotte: guitare acoustique & basse --- Stephane Lambotte: batterie & percussion --- Avec : Emmanuelle Charbonnier: violin --- Marion Sombrun: piano --- Anne Raffard: harpe

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