Protocol 4

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(4.75 sur 5) / Phantom Records
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Jazz-Rock Rock Progressif

Difficile de résumer la riche et longue carrière musicale du batteur Simon Phillips, mais en faisant très court on peut dire de lui qu’après avoir participé à une multitude de projets et collaborations, Asia, Madness, Jeff Beck, Pete Townshend, Phil Manzanera, Mike Oldfield, Camel, Al Di Meola, Joe Satriani, Gary Moore, Steve Lukather, Mike Rutherford, Andy Timmons, Derek Sherinian, Mick Jagger, Hiromi, Big Country ou encore Peter Gabriel, il a été membre de TOTO de 1992 à 2014. Il publie aujourd’hui « Protocole 4 » qui est comme son nom l’indique la quatrième production de cette formation, le premier étant sorti en 1988 puis 2013 et 2015.

Dés « Nimbus » Le premier titre de Protocol 4, l’on découvre un jazz-rock très (trop) conventionnel, et à partir de cet instant, l’on s’aperçoit que Simon Phillips à composé neuf morceaux pour nous faire partager la virtuosité des talentueux musiciens qui l’accompagnent dans cette entreprise. Et effectivement une véritable communion s’établit entre Greg Howe le guitariste, Dennis Hamm aux claviers et Ernest Tibbs à la basse, car les arrangements musicaux écrits par Simon permettent à chacun d’entre eux de s’exprimer en toute liberté en respectant malgré tout une minutie sonore qui étonne par tant de précision dans sa construction.

Ce Jazz-rock traditionnel fleure bon les seventies et rappelle les meilleurs moments de ceux-ci ainsi que des musiciens plus talentueux les uns que les autres et pour ne citer que les plus évocateurs, Billy Cobahm, tony williams et Lenny White. La musique de Simon aborde une multitude de facettes et s’envole vers des territoires parfois funky, comme « Passage To Agra » à la fois ethnique, aérien et syncopé ou bien bénéficiant d’orientations prog à la manière de « Pentangle » qui ravira les plus exigeants d’entre nous. Thématiquement proche de Santana « Interlude » et « Celtic Run »  élargissent considérablement le champ musical de ce Protocole 4 le rendant beaucoup plus accessible. Le CD ce termine sur « Azorez » , une composition qui n’hésite pas à flirter avec un jazz-rock pur et dur où chaque musicien prendra à son tour le premier rôle, pour un résultat des plus convaincants.

Les neufs titres de Protocol 4 sont bien entendu prétextes aux fabuleux soli de batterie de Simon Phillips qui ne brisent pas l’unité de l’ensemble, bien au contraire, mais renforcent l’harmonie de celui-ci. Avis aux amateurs !

Formation du groupe

Simon Phillips: batterie Dennis Hamm: claviers Ernest Tibbs: basse Greg Howe: guitare

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