Titres
- Free-fall
- Imaginary Friend
- The Candle in the Glass
- I Know, I Know
- Aurelia
- True Lies
- Sorry And
- The Collector
Cinq ans après le premier album « Back To The Stars » (2014), Rosenkreutz, le projet solo du multi-instrumentiste et producteur Fabio Serra, publie Divide Et Impera.
Divide Et Impera cueille d’entrée l’auditeur avec les claviers impérieux d’un « Freefall » dense et transcendant. Ce titre ultra progressif reproduit implacablement les canons du genre en évitant habillement les écueils propres à celui-ci. Il s’appuie sur des atmosphères intenses, hypnotiques et des envolées des plus électriques. Après cette très belle entrée en matière arrive « Imaginary Friend » qui dans une géographie plus contrastée, entame une approche plus complexe des ambiances dont l’architecture musicale rappelle parfois certains titres du Freudiana d’Eric Woolfson.
Porté par un chant feutré, « The Candle In The Glass » s’appuie, lui, sur des ambiances calmes qui multiplient les expositions du thème propice à des soli langoureux. En jouant sur les superpositions de textures, parfois plus Hard-Rock que progressif, « I Know I Know » brouille les pistes prenant le risque de disperser l’attention de l’auditeur, mais le choix parait judicieux tant la mélodie, tout en lui insufflant un côté épique, est prenante. La force de Rosenkreutz est d’avoir une approche musicale variée, la guitare acoustique de « Aurelia » épouse les formes d’un prog aux accents médiévaux qui augmentent les reliefs crépusculaires d’une mélodie langoureuse et minimaliste.
Rythmique métronomique et basse ronflante, « True Lies », dont le son n’est tout de même pas très actuel, m’évoque par certains côtés celui de Foreigner dans les années 80. Il navigue entre des harmonies vocales énergiques et le caractère ravageur des interventions des guitares et claviers, il a potentiellement la puissance pour devenir un hit. Petite ballade mélancolique et sentimentale « Sorry And », la formation apparaît sous un nouveau jour, la mélodie est discrète, voir intime, mais, dans ce style feutré il faut avouer que Rosenkreutz réussit formidablement bien à tirer son épingle du jeu ! Point d’orgue de la densité de l’opus, « The Collector », qui affiche plus de quinze minutes d’un titre à tiroirs des plus élaboré, qui frappe de belle manière et tutoie l’excellence. Une piste alliant finesse de composition et efficacité optimale, riffs heavy, et ambiances prog vintage sont au rendez-vous et trouvent l’équilibre parfait.
Divide Et Impera mixe avec dextérité influences prog des seventies et sonorités modernes pour former un ensemble musical cohérent. Un mot encore pour saluer l’interprétation éclatante des musiciens qui entourent Fabio Serra, à découvrir !
Formation du groupe
Fabio Serra - guitares, claviers, voix - Gianni Brunelli - batterie, percussions - Gianni Sabbioni - basse, bâton Chapman - Massimo Piubelli - chant principal - Carlo Soliman - piano, claviers - Eva Impellizzeri - alto, claviers, voix - Evequartett - cordes - Daniela Pase - choeurs - Flamma - chant
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