Depth of Field

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(4.5 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif

Non, nous n’allons pas parler de l’algorithme de Kaprekar, brillant mathématicien Indien mais de KAPREKAR’S CONSTANT. Un groupe de folk/rock progressif britannique qui vient de sortir son deuxième album « Depht of field« . La suite du premier album sortie en 2017, « Fate Outsmarts Desire« , qui avait reçus, en son temps, de très belles critiques. Qu’en est il de ce deuxième opus, et bien ils reprennent le même schéma directeur de leur premier mais avec une qualité de composition et de performances me semble t’il accrue. Ce qui, d’ailleurs, est frappant de la part de ce groupe, c’est les recherches méticuleuses et approfondies qu’ils effectuent pour bien saisir la profondeur des thèmes qu’ils vont aborder et immortaliser à travers leurs chansons. Ne serait ce qu’un événement, un conte, un fait d’histoire récent ou plus ancien.
Les textes sont très fouillés avec plein de subtilités et de nuances poétiques. Musicalement l’ensemble des titres délivres des mélodies bien travaillés avec des arrangement bien pensés. chacun trouve sa place comme les voix de Dorie très fine et aérienne ou celle suave et feutrée de Bill, les duos et contre-chants sont remarquables.
Au Saxo, David délivre cette délicate touche magique qui lui est propre et apporte la bonne justesse sur les transitions sur la quasi-totalité des titres de l’album. Sur « Holywell street« , un de mes coups de cœur, il donne de l’épaisseur tout en restant très pointu et jouant les notes justes sans trop en rajouter.
Les sections rythmiques assurées par Mark à la batterie et Nick à la basse sont à l’unisson avec mine de rien une présence inouïe et une grande variété de jeux.
Al et ses diverses guitares donne les variétés de jeu en fonction des thèmes et de la sensibilité désirée, Mike gère les parties de claviers de main de maître. Ecoutez par exemple l’intro de « NightWatchman » et sa présence subtile tout le long de ce titre pour vous faire une petit idée.
pour finir je vous délivre LA petite surprise et pas des moindre pour les fans de Jethro Tull, Ian Anderson apporte sa contribution à travers un poème sur « Rosherville« .

Kaprekar’s Constant a produit un album en tout point remarquable, où la place à la poésie et l’innovation artistique est époustouflante. Les musiciens sont dans une maîtrise absolue de leur art. Ecoutez la pièce maîtresse de l’album « White Star Sunrise » pour vous rendre compte à quel point ces musiciens talentueux exploitent toutes les panoplies des codes de la Folk progressive pour nous régaler. J’ose imaginer le plaisir qu’ils ont pu ressentir à donner naissance à ce titre…

Formation du groupe

Bill Jefferson: Chant et chœurs --- Dorie Jackson: Chant et chœurs --- Nick Jefferson: basse, fretless basse, electrique guitare, clavier, chœurs --- Al Nicholson: guitare acoustique, classique et electrique, mandoline, Clavier, chœurs ---. Mike Westergaard: Clavier, synthé, piano, voix et chœurs --- David Jackson: saxophones, flutes, whistles --- Mark Walker: Batterie, percussion --- guest: Ian Anderson (jethro Tull)

🌍 Visiter le site de KAPREKAR'S CONSTANT →

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