Tales Of Water

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(3.8 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif

A l’image d’un Tale Cue ressurgit de nulle part après un hiatus d’une trentaine d’années, voila un autre groupe italien dont je n’avais plus de nouvelles depuis bien longtemps. Cage trouve ses racines à la fin des années 80 et publie en 1993 un EP intitulé The Feeble-Minded Man, une longue suite musicale. Il faut attendre 2005 pour que le label Musea ressorte ce morceau et quelques autres dans un album appelé tout simplement 1987-1994. En 2008 ce sera Secret Passage qui ajoutera au prog symphonique des débuts des éléments jazz-rock. Et puis plus rien, du moins jusqu’à la belle surprise de voir soudainement débarquer Tales Of Water. Je conserve évidemment un excellent souvenir de ce groupe. Du combo des années 80 ne subsistent, sauf erreur de ma part, qu’Andrea Mignani (guitares) et Andrea Griselli (batterie). Luca Giampietri (chant et basse) et Damiano Tacchini (claviers) sont désormais présents pour cette nouvelle page de l’histoire du groupe.

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La durée plutôt courte des morceaux et une première écoute m’orientent rapidement vers une conclusion provisoire : Tales Of Water à une coloration plus art rock / rock alternatif que ces prédécesseurs. Cela se confirme dès l’entame avec un Wave, un rock assez linéaire, très enthousiaste et dotée d’une mélodie fort bien tournée. « A Still Sky » est une agréable balade, un rien mélancolique. Même style de balade pour « Sun On Me », la lumière en plus.

Nous arrivons au cœur de l’album avec les deux morceaux parmi les plus développés. Tout d’abord « Cage ». Tout en demeurant principalement orienté autour du chant, un break instrumental donne l’occasion d’écouter un excellent solo de guitare. « Dreamcatcher », c’est à nouveau une belle mélodie vocale fort bien harmonisée, toujours dans les tons majeurs, et parfaitement accompagnée par les instrumentistes.

Avant de passer à l’ultime morceau, il nous reste à découvrir « Julia’s Dream » et son tempo lent, puis l’énergique « Mirrors ». Pour conclure, « Flow » renoue avec le passé plus progressif du groupe, notamment dans l’intro et la coda.

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Pour son retour dans les bacs des disquaires (façon de parler puisqu’il s’agit d’une sortie digitale) et après ce long silence, le groupe de Carrare en Toscane nous propose un Tales Of Water (*) faisant la part belle au chant (en anglais), très beau au demeurant, et au rock mélodique. Le côté plus progressif des débuts et les touches de jazz-rock ont été ici mis de coté au profit d’une musique plus directe et très agréable, sans en oublier les racines progressives. Si vous ne connaissiez pas ce groupe voilà une excellente occasion de se plonger dans sa discographie !

(*) https://linktr.ee/CageProg

LISTE DES PISTES :

1. Waves (4:54)
2. A Still Sky (4:04)
3. Sun on Me (5:06)
4. Cage (6:01)
5. Dreamcatcher (5:44)
6. Julia’s Dream (3:34)
7. Mirrors (5:02)
8. Flow of Time (5:49)

Formation du groupe

Luca Giampietri : chant, basse - Andrea Mignani : guitare - Andrea Griselli : batterie - Damiano Tacchini : claviers

🌍 Visiter le site de Cage →

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