Piper's Honey

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3 sur 5 / Awaysys Records
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Art Rock Rock Progressif Rock Symphonique

La 9ème et dernière “folie” de Robert Doucette, le compositeur et multi-instrumentiste de Phoenix, Arizona, s’intitule Piper’s Honey. Ma première rencontre avec sa musique date seulement de son précédent Guilty Pleasure, ce qui m’avait permis de plonger dans le monde musical foisonnant et résolument tourné vers le prog symphonique de ce musicien aussi prolifique que talentueux. La première des deux épopées de l’album, « The Nectar Of The Gods » débute sur un mode calme et interrogatif, avant de basculer dans une musique plus éloquente sinon théâtrale. Malgré ses 16’ le morceau conserve une certaine uniformité rythmique et tonale. Je lui préfère « Follow The Piper », plus concis, qui se révèle être un instrumental un tantinet funèbre et hypnotique. La musique s’éclaircit toutefois peu à peu au cours du développement. Abordons à présent les quasi 22’ de l’immense « Sunset Reverie ». Le discours musical me semble ici plus varié que pour le premier morceau. Titre oblige, les passages rêveurs ne manquent pas, mais il y a de nombreuses poussées d’adrénaline. La coda, symbolisant le coucher de soleil proprement dit, est à la fois grandiose et poétique.

Après cet impressionnant tour de force, le morceau final, « A Grandchild Roach », revient à quelque chose de plus posé et linéaire. Une marche mi-lente, parsemée de quelques éclairs instrumentaux plus véloces, nous amènent d’un pas résolu vers un fade out qui ne laisse parler que quelques notes flûtées qui se perdent à leur tour dans le vide. Piper’s Honey se révèle être un excellent album de rock progressif symphonique, aux thèmes amples et généreux. Il ne lui manque peut-être qu’un peu plus de cette folie dont se réclame le nom du projet musical de Robert Doucette.

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