SOUTHERN EMPIRE

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(5 sur 5) / GEP
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Rock Progressif

Basés en Australie, SOUTHERN EMPIRE ont été formés par Sean Timms (claviers) après la dissolution de son groupe précédent Unitopia (la référence prog des années 2000). Influencés par Dream Theater, IQ, Transatlantic et Steven Wilson.

J’ai découvert Unitopia avec l’album « Artificial » leur troisième publication d’un très bon niveau, lequel abritait le superbe titre « Tesla ». L’éclatement du groupe donna naissance dans un premier temps à la formation United Progressive Fraternity formée par les musiciens de Unitopia, le chanteur Mark Trueack à la voix si attachante et Matt Williams le guitariste. La musique de U.P.F. reprenait la suite d’Unitopia là où celui ci nous avait laissé, empruntant la même lignée musicale, un rock progressif original, faisant fi des poncifs du genre.

Sean Timms le principal auteur-compositeur, producteur et clavier avec Unitopia, décide à son tour de reprendre le flambeau avec SOUTHERN EMPIRE, en s’entourant de musiciens de qualité, Danny Lopresto – chant / guitare, Cam Blokland – Guitare / chant, Brody Green – Batterie / chant et Jez Martin – Basse / chant.

Etant donné le niveau musical des membres composant le groupe et le talent de compositeur de Sean Timms , mes espoirs étaient élevés et bonnes nouvelles les résultats sont là !

Cinq titres pour plus d’une heure de musique qui prolonge ou dépasse même les normes élevées établies précédemment par Unitopia, « Southern Empire » propose des morceaux de rock progressif ambitieux mais accessibles.

Le temps des grésillements de nos vieux vinyls sont là pour « Show My The Way » courte introduction (0,49 minutes) pour passer le témoin à « Forest Fire » le titre  nous fait passer d’un hard rock mélodique à la Saga, au rock progressif classique dans le genre Kansas ou Yes, associant les mélodies psychédéliques et passages symphoniques.

Une ouverture débridée nous entraîne vers « Forest Fire » un savant mélange entre rock musclé et mélodies apaisantes, « How Long »  le morceau démarre sur de grandes envolées de synthés suivi d’une séquence plutôt Jazzy, pour retourner vers des codes plus classiques et dérouler un rock progressif soft, agrémenté de nombreux breaks ponctués d’interventions au saxophone et au piano, le tout parsemé de rythmes exotiques.

« The Bridge That Binds » la suite qui se divise en neuf parties, sur plus de 28 minutes, typique des compositions progressives, passe par plusieurs changements de rythmes et de tempo, en incorporant beaucoup d’idées musicales (jazz, world,) et instrumentales (violon, sax, percussion), tout en restant homogène et cohérente, du beau travail qui justifie à lui seul l’acquisition de l’album.

Et l’on termine l’album avec une ballade symphonique, « Dreams & Machines » à la mélodie imparable.

Les atouts de SOUTHERN EMPIRE, sont d’une part l’évidente maîtrise instrumentale des musiciens qui arrivent à une véritable osmose de groupe et d’autre part, le chanteur Danny Lopresto qui assure un maximum bien sûr dans un registre différent de l’ex chanteur d’Unitopia Mark Trueack et sa voix si particulière.

Dans le prolongement de la musique sans frontière du groupe Unitopia dont faisait partie Sean Timms, SOUTHERN EMPIRE propose un éventail musical plus large qui contribue à l’originalité et à la qualité de cette production. Un concept qui obtient un cinq étoiles plus que mérité !

Formation du groupe

Danny Lopresto - Lead Vocals / Guitar --- Cam Blokland - Guitar / Vocals --- Brody Green - Drums / Vocals --- Jez Martin - Bass / Vocals --- Sean Timms - Keyboards / Vocals / Saxophone / Lap Steel Guitar ---

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Commentaires

  1. Bonjour , je me présente ; Fan de prog « alto livello » , excusez du peu …..
    Pour ce qui est de Southern ??? ….Mais………… y’a pas photo , c’est un chef d’oeuvre ,
    Si c’est pour se venger de « u.p.f. » , ou..son chanteur ??? bon d’accord …., c’est réussi ,
    Mais s’il continue à nous faire mal de la sorte , enfin ……voiyez s’que j’veux dire
    on va écouter quoi ? ou découvrir ?
    Bon en tous cas , comme quoi….. en Australie, y’a pas qu’des crocodiles
    P.S. : si , si ya des très très belles choses en 2015 et 2016

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