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Manfred Mann's earth band – Somewhere in afrika

ParGabriel 25 novembre 2019Aucun commentaire
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Manfred Mann's earth band

 / Somewhere in afrika


(4/5)
Label: Bronze Records   
Genres:  Crossover ProgRock Progressif

Formation:  Chris Thompson: Chant - John Lingwood: Batterie - Manfred Mann: Claviers - Matt Irving: Basse - Steve Waller: Chant / Guitares - Invités : Trevor Rabin: Guitares - Shona Laing: Chant

  • 1. Tribal Statistics
  • 2. Eyes of Nostradamus
  • 3. Third World Service
  • 4. Demolition Man
  • 5. Brothers and Sisters of Azania
  • 6. Africa Suite a) Brothers and Sisters of Africa
  • 7. Africa Suite b) To Bantustan
  • 8. Africa Suite c) Koze Kobenini? (How Long Must We Wait?)
  • 9. d) Lalela
  • 10. Redemption Song (No Kwazulu)
  • 11. Somewhere in Africa

« Somewhere in Afrika » sortie en 1982, place l’auditeur dans une ambiance atmosphérique ethnique qui était en vogue à l’époque, une approche et une intégration soit folk, rock ou rock progressif de la musique africaine. Manfred Mann est originaire d’Afrique du sud, (1940 Johannesburg), il destine cet album, surtout dans sa deuxième partie, comme un hommage à la population sud-africaine qui subissait en ses temps les rigueurs de l’apartheid.

Bien que « Somewhere in Afrika » ne soit pas son meilleur album (j’ai une légère préférence pour Watch), il y a néanmoins d’excellents titres originaux ou reprises, la spécialité de Manfred, dans cet album.

Face A du Vinyle : L’opus s’ouvre avec l’incroyable « Tribal Statistics » (Andy Qunta) chanson qui d’entrée de jeu sur les rythmes enlevés des synthés incorpore sur une rengaine pop des chants tribaux. Le Earth band a décidé de nous faire voyager et place la barre assez haut dès l’intro, voila qui est de bonne augure. Vient ensuite la reprise du titre « Eyes Of Nostradamus » (Al Stewart) légèrement accéléré mais sans apport particulier. Ca devient plus sérieux avec « Third World Service » (Anthony Moore) où impulsions africaines et moutures électroniques multiples font bon ménage. Le « Demolition Man » de Sting repris à la sauce Manfred fait des étincelles, l’original comparé à celui-ci fait pâle figure à côté. La face se termine avec « Brothers and Sisters of Azania » (appellation pour désigner aussi l’Afrique du Sud), un morceau traditionnel dont les chants africains (enregistrés en Afrique du Sud), chœurs et mélodie, s’infiltrent dans votre esprit comme un hymne adressé aux militants.

Face B du Vinyle : la totalité des plages (hors Redemption Song) sont originales et composées de musique à consonance Sud-Africaine. « Africa Suite » et ses quatre parties, développent des mélodies qui nous immergent totalement dans un rock progressif traversant des paysages sonores colorés, associant les chants des populations ethniques, Zoulou et Swazi principalement. Que dire de plus, sinon que le mixage musical prend comme une mayonnaise, et évite l’écueil du genre par son originalité et sa spontanéité toujours présente à ce jour. Et pour terminer le Manfred Mann’s et son Earth Band reprend avec brio « Redemption Song » de Bob Marley et parvient à le transcender.

Entre prog et traditionnel, Manfred Mann’s Earth Band a maîtrisé totalement son sujet et réussit le pari difficile de la fusion des genres, au départ pas forcément compatibles, ce qui permet, une fois de plus, de reconnaître la patte du Maître !


Genres:
  Crossover ProgRock Progressif
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A propos de

 Gabriel

  (602 Critiques)

C’est en 1971 après avoir écouté Aqualung le quatrième album studio du groupe de rock Jethro Tull, que j’ai découvert le rock progressif. Ce fut une révélation et depuis je n'ai cessé d'écouter et d'apprécier ce style musical. Partager ma passion à partir de ce site m’a semblé comme une évidence. Il va me permettre de vous tenir au courant de mes coups de cœur et découvertes, pour la plupart récentes, sans renier toutefois les albums des groupes plus anciens qui ont marqué ces cinquante dernières années.

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