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ORION – 2.0 – Virtual Human

ParGabriel 13 septembre 2019Aucun commentaire
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ORION

 / 2.0 - Virtual Human


(5/5)
Label: Muséa / PATJAPROG   
Genre:  Rock Progressif

Formation:  Jérôme Nigou (chant), --- Pierre-jean Horville (guitares), --- Paul Cribaillet (Claviers), --- Eric Halter (basses), --- Cédric Affre (batterie) ////// Pat Wyrembski et Jasiu Tokarz (production, réalisation artistique et compositions) --- Invités : Philippe Kalfon - guitare solo (titre 2), Janusz Tokarz - claviers supplémentaires (titre 5)

  • 1. Virtual Human
  • 2. T.O.W.U
  • 3. Run for life
  • 4. Le Nuage
  • 5. Silicon Cirkus
  • 6. Silicium
  • 7. Shagreen
  • 8. Shagreen

ORION est de retour mais pas sous sa forme originelle, un 2.0 est venu s’ajouter au nom du groupe ! Exit certains membres de la première formation et place à de nouveaux musiciens, Jérôme Nigou (chant), Pierre-jean Horville (guitares), Paul Cribaillet (Claviers), Eric Halter (basses) et Cédric Affre (batterie) dont certains étaient déjà présents en tant qu’invités sur les deux précédents albums « La Face Visible » (2015) et « Le Survivant » (2017).

Pat Wyrembski et Jasiu Tokarz les co-fondateurs du groupe Orion, sont toujours présents mais : ‘Ont décidé de s’investir en priorité dans la production, la réalisation artistique et aux compositions en laissant une place importante à d’autres musiciens’. Comme le dit Pat : ‘L’idée était de se renouveler dans un style ‘New Prog’ avec ce désir de rendre le rock progressif plus populaire et plus accessible sans pour autant renier ses racines progressives

Avec ce cinquième opus ardemment désiré par Pat et Jasiu, ORION 2.0 opère un virage à 180 degrés. Les aficionados de la première mouture de la formation auront surement du mal à retrouver leurs anciens repères. Sur les sept titres présents cinq sont chantés en anglais et deux en français, le chant s’est épanoui et les compositions plus ramassées s’inscrivent effectivement dans une mouvance progressive bien plus actuelle que précédemment. La modernité des 40 :29 minutes de ce « VIRTUAL HUMAIN » tracent leurs routes vers un prog qui lorgne dans la direction de groupes comme Mystery ou bien Huis. A l’écoute de l’opus, ORION 2.0 s’évite finalement de tourner en rond et l’opération de rafraîchissement voulue par ses cofondateurs s’avère salutaire. Car la nouvelle formation a abandonné les titres prenant leur source auprès d’un rock prog français typé années 70 (Ange, Mona Lisa etc.…) pour se concentrer sur des structures musicales plus condensées allant directement à l’essentiel. Le groupe réussit ainsi la gageure de varier ses compositions et de peaufiner plus encore ses passages progressifs pour parvenir à une osmose parfaite. La plage éponyme « Virtual Human » inaugure cette galette de manière très significative de ce renouveau et pose les jalons d’un progressif mélodique dans une mouvance accessible qui me fait penser de temps en temps à Barclay James Harvest. « T.O.W.U » confirme la tendance de l’écriture au service d’un format court (3:48 minutes) et plus facilement abordable, le tout ponctué des interventions inspirées de Philippe Kalfon à la guitare.

Fusion progressive limpide et qui coule de source pour « Run for life » qui profite de la fluidité de sa construction parfaitement maîtrisée, alternant passages doux et parties enlevées. Le premier titre chanté en français « Le Nuage » est le plus ancré dans ce qu’était musicalement l’ancien ORION, la patte de celui-ci se retrouve à chaque instant sur un rock mid-tempo évoquant la dominance des réseaux internet. Mélange des genres « Silicon Cirkus » aborde les riffs à la Led Zep, un chant plutôt funky et un super solo de basse jazzy (Eric Halter), elle s’impose en symbiose parfaite de cette nouvelle mouture d’ORION 2.0. La moins remarquable des sept pièces de l’album « Silicium » se traîne un peu en longueur abandonnant le côté progressif des autres compos pour flirter, de temps en temps, avec un pop rock édulcoré, certes, mais de qualité. Le plus ambitieux « Shagreen » inspiré par ‘La peau de chagrin’ d’Honoré de Balzac’ met de belle manière un point final à l’album. La composition aux thèmes variés monte tout doucement en puissance grâce au travail vocal de Jérôme Nigou et ravira plus d’un progueux amateurs de solo de mini moog.

Au final, avec ce « VIRTUAL HUMAIN » , ORION 2.0 réussit là un véritable tour de force ! Savoir franchement se renouveler vers un style plus moderne, tout en gardant une once de son identité initiale !

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Genre:
  Rock Progressif
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 Gabriel

  (573 Critiques)

C’est en 1971 après avoir écouté Aqualung le quatrième album studio du groupe de rock Jethro Tull, que j’ai découvert le rock progressif. Ce fut une révélation et depuis je n'ai cessé d'écouter et d'apprécier ce style musical. Partager ma passion à partir de ce site m’a semblé comme une évidence. Il va me permettre de vous tenir au courant de mes coups de cœur et découvertes, pour la plupart récentes, sans renier toutefois les albums des groupes plus anciens qui ont marqué ces cinquante dernières années.

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