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INNERSPACE – RISE

ParGabriel 16 octobre 2017Aucun commentaire
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Album
du mois

INNERSPACE

 / RISE


(5/5)
Label: Autopeoduction   
Genre:  Rock Progressif

Formation:  Marc-andré Brunelle (Claviers) ---, Phil Burton (Chant / Guitares) ---, Simon Arsenault (Guitares) ---, Thierry Clouette (Basse) ---, William Régnier (Batterie) ---,Autres participants : Simon L'espérance (Guitare et percussions) ---, Chœurs : Pamme Youance, ---, Choeurs et Violon : Jolyane Lemay ---, Fonds vocaux : Jordan Delage, Antoine Tessier ---, Flute : Gabriel Genest ---, Trompette : Nawar Helaleh ---, Cor Français : Laurianne Massie ---, Trombone : Alexis Desrosiers-Michaud ---, Tuba : Alexis Boulanger ---, Programmation : Mikael Bureau ;

  • 1. Dawn
  • 2. Tree of life
  • 3. The other side
  • 4. In motion
  • 5. Fill the void
  • 6. Sunset
  • 7. Under the spotlight
  • 8. Dystopian delirium I - From sea to sea
  • 9. Dystopian delirium II - Shadow of freedom
  • 10. Dystopian delirium III - Forsaken dreams
  • 11. Dystopian delirium IV - Stronger than death
  • 12. Dystopian delirium V - Dusk

Cinq années à attendre le nouvel Innerspace, c’est long, le premier opus de ce jeune groupe canadien « The Village » , m’avait bluffé, que de belles compositions toutes plus réussies les unes que les autres avec une splendide influence et ressemblance avec le Pink Floyd. Innerspace aurait pu être l’incarnation de l’évolution du Floyd des années 2000, moderne incisif et élégant. Depuis 2012 plus de nouvelle de ce super groupe si imaginatif, à part une information du guitariste Simon qui annonçait un double album pour 2016. Et puis voilà qu’arrive en ce début octobre « Rise » (encore un concept) le deuxième album si attendu. Les reproches formulés à « The Village » par l’ensemble des critiques étaient, malgré des compositions extras, une orientation qui manquait de personnalité, trop calquée sur celle de ses aînés (Floyd, Jane, et plus récent Rpwl). Et bien à l’écoute de « Rise »  je peux dire que Innerspace a tenu compte des avis, puisque il réussit avec brio le passage si difficile du deuxième album et évite les écueils d’une redite rédhibitoire.

Les influences initiales sont toujours présentes tout au long des 12 titres mais plutôt en des clins d’oeil furtifs, des bruitages, quelques lignes de guitares à la Gilmour et des passages proches de Camel, de fait la musique d’Innerspace prend son véritable envol aujourd’hui. Et quelle surprise d’entendre, dès le premier morceau, sur fond de sirènes et d’aboiements de chiens, des chœurs Grégoriens rythmés au son de la cloche venir ponctués « Dawn » , suivit de « Tree of life », un instrumental, premier titre de bravoure de plus de dix minutes où le groupe puise dans ses acquis et son savoir faire et délivre une mélodie musicalement imparable, symphonique, puissante et cohérente, à faire frissonner de plaisir. Beaucoup plus intimiste « The other side » où le seul accompagnement au piano permet d’apprécier la superbe voix de Phil Burton, mélodique et sophistiquée. Pour notre plus grand plaisir « In motion » mélange avec un certain bonheur le rock planant et la musique symphonique, le seul titre de « Rise » où les accointances avec le Floyd sont les plus criardes, mais quand on aime……. ! Le côté progressif légèrement en retrait, Innerspace aborde avec « Fill the void » un virage vers un rock alternatif puissant au refrain accrocheur, un éclairage différent de la musique des canadiens mais bien maîtrisé. L’instrumental « Sunset » un véritable joyau de musicalité rappelle le Camel de la belle époque. On change de genre avec « Under the spotlight » un hard rock avec des riffs qui plombent, assorti d’une mélodie dont il est impossible de se défaire, ça surprend mais c’est réussi.

Retour dans le rock progressif pur et dur avec la suite « Dystopian delirium » qui se décline en cinq parties, 1) « From sea to sea » reprend le chant Grégorien du titre d’ouverture « Dawn »,  . 2) « Shadow of freedom » un néo progressif enlevé, dans la lignée des morceaux présent sur « The Village » . 3) « Forsaken dreams » extrêmement impressionnant dès l’introduction, où le chant de Phil intervient de manière très solennelle et atmosphérique sur une mélodie lancinante et prenante, au centre des chant religieux et pour finir un super solo de guitare de Simon Arsenault. 4) « Stronger than death » des nappes de claviers planantes et des soli de guitares en sont l’apanage. 5) « Dusk » mets un point final à « Rise » où seul reste l’orchestre symphonique.

En conclusion, « Rise » réussit la prouesse de faire mieux que « The Village » , en portant plus loin les bases de son progressif Innerspace prodigue à sa musique la note personnel qui lui faisait défaut, pour parfaire un grand album !


Genre:
  Rock Progressif
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A propos de

 Gabriel

  (321 Critiques)

C’est en 1971 après avoir écouté Aqualung le quatrième album studio du groupe de rock Jethro Tull, que j’ai découvert le rock progressif. Ce fut une révélation et depuis je n’ai cessé d’écouter et d’apprécier ce style musical.
Partager ma passion à partir de ce site m’a semblé comme une évidence. Il va me permettre de vous tenir au courant de mes coups de cœur et découvertes, pour la plupart récentes, sans renier toutefois les albums des groupes plus anciens qui ont marqué ces cinquante dernières années.

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