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Eloy – The Vision, The Sword & The Pyre (Part I)

ParGabriel 18 octobre 2017Aucun commentaire
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Eloy

 / The Vision, The Sword & The Pyre (Part I)


(4.5/5)
Label: Artist Station Records   
Genre:  Rock Progressif

Formation:  Bodo Schopf : Batterie, ---- Frank Bornemann : Chant - Guitares - Claviers, ---- Hannes Folberth : Claviers, ---- Klaus-Peter Matziol : Basse, ---- Michael Gerlach : Claviers

  • 1. The Age Of The Hundred Years' War
  • 2. Domremy On The 6th Of January 1412
  • 3. Early Signs ... From A Longed For Miracle
  • 4. Autumn 1428 At Home
  • 5. The Cal
  • 6. Vaucouleurs
  • 7. The Ride By Night ... Towards The Predestined Fate
  • 8. Chinon
  • 9. The Prophecy
  • 10. The Sword... The Dawning of the Unavoidable
  • 11. Orléans
  • 12. Les Tourelles
  • 13. Why?

J’ai découvert Eloy en 1980 (et oui ça ne date pas d’hier) avec une de leur meilleure publication « Colours » , un opus qui tranchait avec le progressif de l’époque par son aspect plus rentre dedans. Au fil du temps et des sorties d’albums, j’avoue avoir perdu l’intérêt que j’éprouvais pour le groupe, le sens créatif s’émoussant au fil du temps, Eloy se mordait la queue. Quelques éclairs de créativité ont quand même percés de temps à autre et notamment « Metromania »  (1984) comportant le magnifique ‘All life is one’, et « Océan II » avec le splendide ‘The Answer’ (1998). Après une longue interruption de plus de onze ans Eloy revenait avec « Visionary » (2009), cette dernière production tant attendue m’a laissée, je dois le dire, sur ma faim.

Avec aujourd’hui, «The Vision, The Sword & The Pyre (Part I)», Eloy publie 13 chansons qui sont autant de voyages à travers un concept autour de Jeanne d’Arc. L’on retrouve avec plaisir le groupe là où on l’avait laissé il y a huit ans, les constructions mélodiques restent familières à nos oreilles, il y a aussi la voix de Frank Bornemann et son accent anglais à couper au couteau, tout parait en place pour un bon album, voyons donc le résultat.

Après « The Age Of The Hundred Years’ War » une intro fleurant bon les meilleurs jours, l’album déroule à partir de « Early Signs … From A Longed For Miracle » des trésors de créations mélodiques progressives sans cesse renouvelés. Et comme «The Vision, The Sword & The Pyre (Part I)», s’inspire de la vie tourmentée de Jeanne d’Arc, il flotte en permanence  sur l’album un parfum de musique médiévale qui sied comme un gant aux compositions de Frank. Le résultat sur la plupart des morceaux n’en est que meilleur et sous leurs allures ouatées, des titres comme «Vaucouleurs » ou « Chinon » parviennent à s’aventurer sur des terrains musicaux originaux mais flirtant langoureusement avec le Floyd.

En rupture, « The Prophecy » comblera les amateurs d’atmosphères sonores qui se marient cette fois avec des influences nettement plus synthétiques, voir ambiance électro, tour à tour les notes que tapissent les claviers laissent la place à un refrain évident et une interprétation pile-poil. Les appréhensions que j’avais au départ sont à renvoyer au placard, avec «  The Sword… The Dawning of the Unavoidable » ,  Eloy confirme au-delà de mes espérances son retour, le progressif est symphonique et flamboyant dans la lignée de celui hérité des seventies, un pur bonheur… !  Les guitares sont présentes à chaque seconde pour l’excellent « Les Tourelles » , qui prouve une fois de plus la capacité de Frank Bornemann à exprimer au travers de sa  musique toutes sortes de sensations et d’émotions, le morceau trouve l’équilibre parfait entre l’empreinte musicale personnelle du groupe et des influences Floydiennes indéniables. Le final « Why? » léger et accessible tisse une toile mélancolique parfaite jamais emphatique, toujours mélodique et ponctuée d’un chant féminin majestueux et aérien.

Frank Bornemann nous a gâté, les compositions présentent sur «The Vision, The Sword & The Pyre (Part I)» confirment que Eloy, est un groupe fidèle à un rock progressif,  recherché mais jamais rébarbatif !


Genre:
  Rock Progressif
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A propos de

 Gabriel

  (321 Critiques)

C’est en 1971 après avoir écouté Aqualung le quatrième album studio du groupe de rock Jethro Tull, que j’ai découvert le rock progressif. Ce fut une révélation et depuis je n’ai cessé d’écouter et d’apprécier ce style musical.
Partager ma passion à partir de ce site m’a semblé comme une évidence. Il va me permettre de vous tenir au courant de mes coups de cœur et découvertes, pour la plupart récentes, sans renier toutefois les albums des groupes plus anciens qui ont marqué ces cinquante dernières années.

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