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Blackfield – Blackfield V

ParGabriel 24 mai 2017Aucun commentaire
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Album
du mois

Blackfield

 / Blackfield V


(4.75/5)
Label: Kscope   
Genre:  Rock Progressif

Formation:  Aviv Geffen (Chant / Guitares / Claviers), Eran Mitelman (Claviers / Piano), Steven Wilson (Chant / Guitares), Tomer Z (Batterie), Alan Parsons (Chant / Guitares / Claviers / Invité)

  • 1. A in the Ocean
  • 2. Family Man
  • 3. How Was Your Ride?
  • 4. We'll Never Be Apart
  • 5. Sorrys
  • 6. Life is an Ocean
  • 7. Lately
  • 8. October
  • 9. The Jackal
  • 10. Salt Water
  • 11. Undercover Heart
  • 12. Lonely Soul
  • 13. From 44 to 48

J’ai aimé Blackfield dès le début, j’étais de plus satisfait de savoir que sur ce nouvel album le bien nommé Blackfield V ,  Steven Wilson serait de retour au sein du groupe qu’il avait laissé à la gouverne de Aviv Geffen, sur les deux albums précédents. Blackfield avait d’ailleurs vu se dégrader sa belle inventivité et quelque peu son audace sur  « Welcome to My DNA » et « IV » les deux opus cent pour cent Aviv, sans pour cela devenir foncièrement mauvais, mais tout de même une bonne baisse de régime.

Steven Wilson sur ce numéro V fait un retour important en tant que musicien, producteur, chanteur mais ne participe encore que partiellement à l’écriture (From 44 to 48) et coécrit-ure (A Drop in the Ocean et Life Is an Ocean). Trois titres sur les treize présents sur l’album c’est peu et j’espérai, connaissant les talents de compositeur du Monsieur, une collaboration plus importante à l’élaboration de cette cinquième livraison.

Bon ceci étant dit, ne faisons pas la fine bouche et essayons de voir à l’écoute de cette galette si le niveau d’antan est de retour ?

Une introduction courte (1,23 minutes) « A Drop in the Ocean » , interprétée par le London Session Orchestra, mélancolique et langoureuse donne le ton et nous met l’eau à la bouche. « Family Man » , chanté par Wilson, développe le côté plus enlevé et brut de Blackfield et bénéficie d’un jeu de guitare pesant mais acéré, le tout appuyé par un symphonisme ambient, servi par un texte lourd de signification. « How Was Your Ride? » le deuxième titre chanté par Wilson, démarre par un piano cristallin pour introduire une ambiance aérienne et planante, une mélodie écrite par Geffen, un peu passe partout, mais superbement interprétée. « We’ll Never Be Apart » un morceau de rock mi-tempo le premier chanté par Avivsans grande prétention mais qui reste agréable à entendre. « Sorrys » toujours avec Aviv au chant, une ballade où guitares acoustiques et piano tiennent le devant de l’image sonore, plus mélodique, ambigu mais fascinant. « Life is an Ocean » piano et orchestrations atmosphériques, pour une immersion simulée par les voix ‘submarines’ de nos compères créant à la perfection l’appréhension marine suggérée par les paroles. « Lately » nous replonge dans ce que fait de mieux Blackfield, le tout agrémenté d’une petite partie vocale féminine, celle de Alex Moshe qui apporte une légère touche de fraîcheur à l’ensemble. « Octobrer » , claviers et cordes limpides au service du morceau le plus langoureux et évanescent de cet opus, orchestration dépouillée et voix céleste de Steven pour servir cette magnifique pièce écrite par Aviv Geffen.

« Jackal » sied particulièrement bien au timbre de la voix légèrement éraillée de Aviv, qui transcende ce titre, plutôt banal au départ, en quelque chose de très personnel et le fait arriver à point nommé dans l’environnement musical du groupe. « Salt Water » le deuxième instrumental, une belle mélodie à rapprocher de la simplicité des morceaux composés par Camel, une superbe invitation aux rêves. « Undercover Heart » une approche harmonieuse et synthétique pour une redécouverte réussie de ce que sait faire de mieux Blackfield, le mixage de l’élégance raffinée construite autour de paysages musicaux aux arrangements somptueux. Le Morceau « Lonely Soul » , qui enregistre la deuxième participation d’Alex, dénote musicalement par rapport à l’ensemble de Blackfield V. l’apport de sa touche électronique rompt légèrement l’ambiance opérée depuis le début, mais dégage un charme pur et précieux, car dans son dépouillement intrinsèque sa mélodie calme et sereine apaise. Et pour terminer, la cerise sur le gâteau, le seul morceau composé entièrement par Steven Wilson, « From 44 to 48 » une véritable tuerie (les chœurs aériens une belle référence à Ten CC), la ballade dont on ne se relève pas, cette composition magistrale fait dépasser le mur du son à cet excellent album.

Après deux albums plutôt en dedans, les retrouvailles entre Steven Wilson et Aviv Geffen font de nouveau des étincelles et ramènent à flot des premieres publication le petit dernier Blackfiel V !


Genre:
  Rock Progressif
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A propos de

 Gabriel

  (305 Critiques)

C’est en 1971 après avoir écouté Aqualung le quatrième album studio du groupe de rock Jethro Tull, que j’ai découvert le rock progressif. Ce fut une révélation et depuis je n'ai cessé d'écouter et d'apprécier ce style musical. Partager ma passion à partir de ce site m’a semblé comme une évidence. Il va me permettre de vous tenir au courant de mes coups de cœur et découvertes, pour la plupart récentes, sans renier toutefois les albums des groupes plus anciens qui ont marqué ces cinquante dernières années.

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