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le chaînon manquant ?

ParGabriel 14 mars 20161 Comment
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Huxlley Would Approve

 / Grave New World - Part One


(4/5)
Label: Autoproduction   
Genres:  Rock ProgressifSpace Rock

Formation:  Rainer Schneider - music composer and producer, musician and vocalist --- Joe Bolieiro - lyricist, conceptual ideas and artwork --- Avec: Judith Mattes-Schneider, vocals ---- Werner Melchior, additional guitars ---- Olaf Arweiler, additional keyboards ----

  • 1. Rewind
  • 2. Blue Morpho Part One - Cocoon
  • 3. Darkness
  • 4. A Grave New World
  • 5. Echo
  • 6. Flower
  • 7. Blue Morpho Part Two - Throw Me A Line
  • 8. Lévitation

Huxley Would Approve est l’association de Rainer Schneider multi-instrumentiste, compositeur, producteur, chanteur et de Joe Boliero pour les textes, les idées conceptuelles et le graphisme.

Volontairement ou pas Huxley Would Approve par ce concept album « Grave New World – Part One » reprend la route à l’endroit où musicalement nous avaient abandonnés le Pink Floyd et Roger Waters (et son univers musical si particulier des années 70), aussi bien dans la musique que dans la mise en forme et les accompagnements de celle-ci . Les bruitages sont également omniprésents sur l’album (bruits de pas, animaux, vent, portes qui claquent etc …). Qui plus est la tessiture de la voix de Rainer Schneider se rapproche incroyablement de celle de Waters et certains noms de morceaux apparaissent comme des clins d’œils à ceux du Floyd.

Le concept : le protagoniste de « Grave New World » se lance dans un voyage à la découverte de soi. Il va tenter de comprendre son «ombre» (référence à Carl Jung), seulement alors il peut prendre conscience de qui il est vraiment et donc commencer le processus de changement et de devenir UN (Entier). Ce ne sera pas facile! Heureusement, il y a une femme autour de lui pour lui montrer le chemin. Son « anima »! ( toujours en référence à Carl Jung)

Amateurs du Flamand rose, ce CD est pour vous, et pourrait être le chaînon manquant entre les productions du Floyd des années 70 et aujourd’hui. Il faut dire que les dernières productions en demi-teintes de David Gilmour, et la longue absence de Roger Water, ne nous avez pas rassasier, seul Richard Wright avait su nous proposer des compositions intéressantes avec Broken China en 1996.

Cet ensemble de 8 titres s’enchaîne de manière conceptuelle et « Rewind » qui ouvre cet opus nous rappelle l’importance des ambiances sonores propres à l’introduction de chaque pièce, alors arrive lentement « Blue Morpho Part One – Cocoon » et ses arrangements musicaux brillants noyés dans des nappes de synthés s’imbriquant par touches successives que seul aurait pu revendiquer Richard Wright, tant elles s’inspirent du savoir faire et de l’essence même des émotions que pouvait nous faire passer le musicien. 

Une touche électronique plus classique pour « Darkness » une pièce bien développée, avec des passages très agréable et relaxant à écouter. Le titre donne son nom au concept « A Grave New World » de la musique infusé avec parcimonie et mélancolie, beaucoup d’amplitude dans l’intervention des claviers à rapprocher, par l’émotion dégagée, du titre « Nobody Home » de l’album The Wall  (Floyd). « Echo » une réplique au morceau fleuve du Floyd avec plus de six minutes paisibles, au thème récurrent et à la guitare planante tout au long de la mélodie et toujours le chant de Rainer Schneider une voix toujours en accord parfait pour la musique qu’il écrit. 

La voix enjôleuse de Judith Mattes-Schneider en introduction de « Flower » le titre fleuve de l’album avec ses plus de 9 minutes nous replace dans l’environnement sonore qu’affectionne particulièrement Rainer des ambiances étranges et surréalistes parfois partant à la dérive et pouvant alterner des périodes de tension et de calme. La suite de la partie One, « Blue Morpho Part Two – Throw Me A Line » instrumental tendance Tangerine Dream période Ricochet (1975) nous entraîne sur de longues plaintes synthétiques et accords de piano diaphanes, pour terminer en « Lévitation » le dernier titre du concept, dont le piano et la basse  tissent le décor aérien de la mélodie, un petit bijou.

En conclusion, on pourrait me faire le reproche de chroniquer et de bien noter un album qui s’inspirant fortement de ses aînés manquerait fortement d’originalité et bien je fais amende honorable c’est un peu vrai, mais seulement un soupçon, car malgré cela le concept tient extrêmement bien la route, les titres instrumentaux fonctionnent comme un liant entre ceux chantés, la musique est planante à souhait profitant d’envolées instrumentales comme nous n’en avons pas entendue depuis bien longtemps, le tout servi par des textes loin d’être inintéressants.

Donc je persiste et signe, « Grave New World – Part One » un album à posséder coûte que coûte………! (j’attends avec impatiente la « Part Two »)


Genres:
  Rock ProgressifSpace Rock
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A propos de

 Gabriel

  (281 Critiques)

C’est en 1971 après avoir écouté Aqualung le quatrième album studio du groupe de rock Jethro Tull, que j’ai découvert le rock progressif. Ce fut une révélation et depuis je n'ai cessé d'écouter et d'apprécier ce style musical. Partager ma passion à partir de ce site m’a semblé comme une évidence. Il va me permettre de vous tenir au courant de mes coups de cœur et découvertes, pour la plupart récentes, sans renier toutefois les albums des groupes plus anciens qui ont marqué ces cinquante dernières années.

1 commentaire

  • MICHEL DOCROCK says:

    Un ami polonais m’a envoyé ce cd et j’apprécie beaucoup sa fluidité floydienne mais pas que….il y a une belle ambiance qui me donne envie de replacer ce cd sur le cdplayer.
    Curieuse la référence de Gabriel à JETHRO TULL, moi qui adore depuis » this was » et qui ai fait partie du fan club » a new day » pendant des années…Bravo.Michel

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